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Interprétez les décisions des juges et détectez un trotteur « sûr »…

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Natation, handball, football : tous les sports sont régis par des règles, dont certaines sont parfois bien obscures. Arbitres ou juges (de ligne, de touche…) sont chargés de vérifier leur bonne application. Il y a à chaque fois un certain nombre de risques : celui de commettre une erreur, de se faire siffler, voire contester.

Les courses hippiques aussi ont leurs juges et arbitres, et eux aussi sont parfois contestés. Quelle que soit la discipline, un collège de professionnels (les “juges”) veille au bon déroulement de chaque réunion. Dans les courses de plat et d’obstacles, leur tâche est relativement aisée. Elle se borne à vérifier si un cheval gêne un ou plusieurs adversaires en changeant de trajectoire. Il en va tout autrement dans les courses de trot !

6 foulées et hop, disqualifié …  

Si un cheval sait naturellement galoper et sauter, il doit suivre une vraie formation pour trotter rapidement. C’est d’autant plus important que des règles très strictes régissent cette allure. La moindre entorse à ces règles, et hop ! Disqualifié ! C’est pourquoi les juges doivent être très vigilants, du départ à l’arrivée, car leurs décisions ont un impact direct sur l’arrivée d’une course de trot.

Certaines décisions sont parfois mal comprises par les turfistes. Voici les explications qui vous manquaient, au sujet des allures tolérées et interdites. Cela permet mieux comprendre les décisions de Messieurs les Juges…

Qu’est-ce que le trot exactement ?

Pour un cheval, le trot rapide est une allure très peu naturelle. Elle nécessite un apprentissage que l’on peut comparer un peu à l’allure des marcheurs de compétition. Le trot consiste, pour un cheval, à jeter ensemble la jambe avant droite et la jambe arrière gauche, puis la jambe avant gauche et la jambe arrière droite. Il lui faut donc maîtriser un geste diagonal en deux temps.

C’est au driver qu’incombe la tâche de l’y maintenir, et aux juges aux allures de veiller à la stricte application de cette allure. Un peu comme les juges dans les épreuves de marche, avec une sanction identique. Comme le marcheur qui se met à courir, une faute d’allure peut amener à la disqualification d’un trotteur ! Ça fait cher l’erreur, et ça déplaît forcément au parieur qui lui a fait confiance !

Pour quelle raison un trotteur peut-il être disqualifié ?

Que ce soit au trot monté (avec un jockey sur le dos) ou au trot attelé (en tirant un attelage à 2 roues, le sulky), un trotteur peut commettre deux types de fautes en course :

  • soit il en gêne un autre, et c’est la rétrogradation au classement, 
  • soit il se trompe dans ses allures, plus ou moins durablement, et c’est la disqualification. 

Lorsqu’un trotteur se trompe, il utilise l’une des 4 allures « interdites » : 

  1. Le galop : c’est l’allure naturelle du cheval lorsqu’il veut aller vite. Un cheval qui galope jette les deux jambes antérieures, puis les deux jambes postérieures. Cette allure est totalement proscrite dans les courses de trot. 
  2. Le « traquenard » : un cheval est au « traquenard » lorsqu’il galope avec ses jambes postérieures et trotte avec ses jambes antérieures. Les juges sont plus particulièrement attentifs à ce type d’allure dans la ligne d’arrivée. 
  3. L’ « aubin » : c’est le contraire du traquenard, où le cheval trotte des jambes postérieures, et galope des jambes antérieures. 
  4. L’ « amble » : le cheval jette ensemble les jambes avant droite et arrière droite, puis les jambes avant gauche et arrière gauche.

Ces 4 allures sont interdites parce qu’elles sont peu académiques, et surtout parce qu’elles pourraient permettre au trotteur d’aller plus vite que les autres…

Pour suivre le mieux possible le bon déroulement des courses et le respect des allures, les juges aux allures prennent place dans un véhicule qui suit la progression des différents concurrents sur une piste à l’intérieur de l’hippodrome.

A combien de fautes le cheval a-t-il droit ?

Les décisions des juges peuvent intervenir à n’importe quel moment du parcours. Cependant leur sévérité varie en fonction de l’endroit où la faute est commise :

  • Si la faute est commise au départ, les juges tolèrent jusqu’à 12 foulées d’allure irrégulière, si cette faute fait perdre du terrain au cheval. Si au contraire il en gagne, le cheval est disqualifié. 
  • Pendant le parcours, la tolérance est de 10 foulées : au-delà, la sanction tombe et le cheval doit se retirer de la course. Pour informer le driver, les juges affichent son numéro sur un panneau digital, et le speaker de l’hippodrome l’annonce à tous. 
  • Dans les 500 derniers mètres, la tolérance tombe à 5 foulées irrégulières. 
  • Dans les 200 derniers mètres, il y a aucune tolérance. Toute faute est immédiatement sanctionnée par une disqualification, ou entraîne, le cas échéant, une enquête de la part des juges. 

Les juges sont-ils sévères ? Impartiaux ?

Le métier de juge aux allures est difficile, d’autant qu’ils doivent agir dans le feu de l’action, et qu’il est parfois impossible de tout voir… Sachez que ces juges sont recrutés la plupart du temps parmi d’anciens professionnels du trot (entraîneurs ou drivers) et qu’ils sont généralement plus indulgents avec les jeunes chevaux. Il faut bien qu’ils apprennent leur métier ! Devenir un bon trotteur prend du temps, et c’est pourquoi leur carrière de coureur est bien plus longue que celle d’un galopeur…

La disqualification est une épée de Damoclès. Pourtant certains chevaux sont préservés… 

Ces différentes explications vous permettent de mieux comprendre le déroulement des courses de trot, et les raisons de la disqualification de votre préféré. Les juges appliquent tout simplement le règlement, qui est le même pour tous… même si certains trotteurs sont nettement plus “sûrs” que d’autres : ils restent quasiment toujours au trot !

Pour les repérer, c’est simple : examinez leur “musique” ! Si elle est truffée de “D”, qui signifient “disqualifié”, que ce soit en trot attelé (Da) ou monté (Dm), attention ! Le cheval est fragile dans ses allures, et donc peu sûr. Si en revanche il n’y a aucune trace de “D”, le cheval peut être considéré comme “sûr”.

Bien sûr ce critère est insuffisant pour dire si le trotteur sans « D » peut gagner. Au moins vous êtes certain que c’est un cheval “sûr” dans ses allures, qui mérite d’être analysé !

Maintenant, vous savez tous sur le trot

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